Blood Witch, Intégrale.

Auteur : Léna Jomahé
Editeur : Plume Blanche Editions
Parution : Avril 2019
Pages : 512


RESUME :

  

  

  

  

  

  

 

Ah merde!
Encore un!

Bon alors?
Oui, c'est à toi que je parle, là!

Tu crois vraiment avoir les reins suffisamment solides pour découvrir mon histoire? J'en suis pas sûre, moi!
Si je te dis que je suis une sorcière dans un monde timbré avec des vampires et des loups-garous en autre chose, toujours partant?

Bien! Comme tu voudras.

Alors va-y, prends le ce bouquin, installe-toi confortablement et amène-moi un verre de tequila.

CHRONIQUE :


(11 Mai 2019)
 
Je viens de terminer ce livre, là maintenant, juste à l’instant. Et une fois n’est pas coutume, je ressens l’envie impérieuse de vous en parler sans attendre...

Nan parce que dans le genre auteur sadique, on a affaire à du high level ! C’est en effet complètement chamboulée que j’ai refermé ce livre... A tel point que j’ai raconté l’histoire à mon compagnon (féru de vampires et autres créatures mais pas lecteur pour deux sous. Qui plus est, il est anglais et parle français comme une vache espagnol, je peux donc me permettre tous les spoils que je veux : il ne lira pas mes romans !). Bref je lui raconte les grandes lignes et la fin. Laissez-moi vous dire que je n’ai pas été la seule à penser, « ah ouais quand même ! Dur ! » Auteur sadique je vous disais !

Bref, bienvenue dans l’univers décalé et péchu de Lena Jomahé. Lena a cédé sa plume à Érika, qui vous conte son histoire, et connaissant le caractère de notre héroïne, je pense que l’autrice n’a pas vraiment eu le choix ! En effet, la jeune femme est un brin têtue et caractérielle ! Enfin, elle est surtout à mourir de rire, peut être très puérile mais l’assume à trois cents pour cent et a comme passe-temps favori de faire chier le monde, le tout en arrosant l’assemblée de vannes pourries. Autant vous dire, elle et moi, on était fait pour s’entendre !

Bref notre Érika est une étudiante comme les autres, qui s’éclate en soirée avec sa meilleure amie Isabel. Un petit boulot au pub du coin lui permet de payer ses soirées en boite et aussi de remplir le frigo. Une vie normale quoi.

Jusqu’à ce fameux soir ou un mec sexy en diable mais flippant à souhait croise sa route. Ce mec, trop beau pour être honnête, a en plus la mauvaise idée de connaître le prénom de la belle, ce qui n’a rien de très rassurant et va l’agacer au plus haut point.

Enfin bon, Erika n’avait pas tort, ce Stan amène un tas d’emmerdes dans son sillage. Emmerdes qui prennent l’apparence de vampires et autres sorcières et loups-garous. Ouais, notre étudiante déjantée va perdre son statut de fille normale pour acquérir celui de sorcière et véritable bombe à retardement.

Et là-dessus démarre les véritables aventures de notre chère Érika. Mais ça, je laisse la jeune femme vous le raconter, ne souhaitant pas me faire lyncher en la vexant.

"- Allô?
- Erika?
- Non! Ici le Père Noël, malheureusement Erika est en train de danser toute nue sur les tables en se recouvrant de téquila, et bordel ce qu'elle est douée! Puis-je prendre un message?"
        

Alors il faut le dire, la quatrième de couverture est très bien trouvée et m’a directement fait de l’œil. Quant au prologue, je l’ai lu, éclaté de rire, lu à mon père qui a à son tour éclaté de rire (oui vous remarquerez que ce livre aura été très familial lol).

Car c’est l’un des piliers du roman : l’humour. Le personnage d’Erika est tout ce que je recherche en urban fantasy. Elle est culotée, a un caractère de merde, est super dynamique, fonce dans le tas et me fais mourir de rire grâce à un humour à toute épreuve.

Pour autant, l’autrice n’en oublie pas son univers et son intrigue. Nous démarrons directement sur les chapeaux de roues et nous ne nous arrêtons pas avant la dernière page. Ce livre est d’ailleurs une intégrale regroupant les deux tomes de la série. Ces deux tomes sont assez différents dans le sens où le premier se concentre sur la découverte de l’univers et l’apprentissage des pouvoirs d’Erika, et le deuxième va se pencher sur ses déboires vampiriques. Un deuxième tome qui prendra une tournure beaucoup plus sombre, mais aussi un rythme extrêmement plus enlevé.

Ah, par contre, ne vous attendez pas à un petit bonbon édulcoré... Lena Jomahé n’épargne ni ses personnages ni ses lecteurs. Personnages qu’elle sait nous rendre attachants, grâce à des personnalités variées mais « humaines », comme j’aime à le dire. Ce que j’entends par là, c’est que nous avons affaire à des personnages crédibles, qui pourraient exister (si tant est que l’on admette l’existence d’un vampire ou d’un loup garou lol). Bref, vous me comprenez quoi ... sinon tant pis pour vous.

Bref, ces sympathiques personnages, qui sont à des centaines de kilomètres du manichéisme (même le grand méchant n’a pas que des défauts et un charisme absolu, quant à Érika, elle a de sacrés airs de anti-héros), ne seront pas épargnés par notre diabolique autrice...

"Erika ! Tu jures toi-même comme un charretier, tu ne vas pas me faire croire que tes oreilles sont sensibles aux insultes ! Si c'était vraiment le cas, tu serais sourde depuis longtemps ! "        

C’est donc un roman hyper addictif que nous offre Lena Jomahé, dont le seul défaut est la mise en page un peu serrée.... Il fait 500 pages et, croyez-moi, il est écrit tout tout petit. En revanche, mention spéciale pour les bonhommes bâtons qui parsèment tous les débuts de chapitres : je me suis, là aussi, beaucoup amusée ! A part cela ? Pas grand-chose à redire jusqu’à cette terrible et diabolique fin.

Oui, comme je vous le disais, la conclusion est particulière, et bon courage pour la deviner. Pas sûre que tout le monde apprécie le tournant prit par l’auteure, en revanche. Moi, je ne sais toujours pas qu’en penser, toute déstabilisée et déboussolée que je suis... Même si en y réfléchissant, cette conclusion était un peu inéluctable (même si elle m'a fait haïr l'auteure sur le coup). A noter qu’afin de rassurer les âmes perdues comme moi, Lena a eu la gentillesse de nous ajouter une fin alternative, sûrement pour permettre à nos petits cœurs de rebattre. A ce moment précis, je ne suis pas sûre que le mien soit déjà remis en route.

Bref, Blood Witch est un roman à découvrir lorsque l’on aime le genre de l’urban fantasy. Cerise sur le gâteau, ce n’est pas une série à rallonge, et elle offre un vrai scénario et une héroïne qui décoiffe. Attention cependant à ménager votre petit cœur pendant la lecture, et attendez-vous à une fin qui vous heurte. En tout cas, vous serez surpris !

Blood Witch, j’ai adoré !