Le Cri.

Auteur : Nicolas Beuglet
Editeur : Pocket (ou XO éditions)
Parution : Janvier 2018  (Septembre 2016 en GF)
Pages : 560


RESUME :

  

  

  

  

  

 

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

CHRONIQUE :


(03 Juillet 2018)
 

Je me suis penchée sur ce thriller pour deux raisons : les excellents avis que j’ai eus sur lui, ainsi que le fait que le synopsis place l’intrigue en hôpital psychiatrique. Et je dois dire que c’est une trame de fond qui me plaît beaucoup.


Alors ne nous le cachons pas, ce thriller est excellent et mérite sincèrement sa réputation. Je dois par contre noter que nous restons peu au sein de l’asile, environ 150 pages il me semble, afin d’aller parcourir le monde à la recherche des clés de cette enquête. Mais ma déception de quitter l’atmosphère hospitalière n’a été que de courte durée, tant l’atmosphère et l’intrigue ont su retenir mon attention. Alors cette intrigue, je ne peux pas vraiment vous en parler, au risque de vous spoiler. Seulement, sachez que nous commençons cette histoire avec le cadavre d’un patient, retrouvé étranglé avec une expression d’horreur intense sur le visage. Sur son front, une vieille cicatrice mentionnant le nombre 488…


Mais voilà, si vous êtes à la recherche d’un roman intégralement placé en milieu psychiatrique, sachez que « Le cri » ne fait pas parti de ceux-là. L’auteur part même pendant une grande partie du roman dans un certain mysticisme, et il faut aussi savoir adhérer à cela. Après, son idée, Nicolas Beuglet a été la chercher loin mais aura su l’exploiter jusqu’au bout. Chapeau.


Comme souvent avec les thrillers, et plus encore chez Pocket, je trouve que la quatrième de couverture en dit trop et c’est dommage. Pour ma part je ne l’ai lue qu’après avoir terminé ma lecture et grand bien m’en a pris puisque tout fut une totale découverte pour moi.


Nous avons donc ici une intrigue fort bien ficelée, menée par une plume efficace et sans chichi. Aussi, l’auteur est extrêmement bien documenté (histoire, science), ce qui, en plus d’ajouter de la crédibilité à l’histoire, nous apprend énormément de choses ! Que demander de plus que de la culture supplémentaire tout en se faisant extrêmement plaisir ?


Les personnages quant à eux, sont aussi forts sympathiques à suivre même si assez classiques du genre. Une inspectrice très douée mais ayant ses propres démons à gérer (évidemment) et un père de famille prêt à tout pour sauver son enfant (eh oui). Pour autant leurs personnalités ne sont pas laissées à l’abandon et ont droit au même traitement approfondi que l’intrigue, ce qui fait que c’est un vrai plaisir de les suivre. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle lorsque l’on sait que l’inspectrice, Sarah Geringen, poursuit ses aventures dans le nouveau thriller de Nicolas Beuglet.


Quant à Christopher, le père de famille, il est journaliste de métier, et j’ai aimé le réalisme apporté à cette histoire par le fait qu’il ne devienne pas un super héros doué pour tout. Il fera de son mieux, mais certaines fois il fera des erreurs, il chutera, manquera son objectif etc. Bref, malgré sa détermination, il reste un être humain, tout simplement, et non une machine de guerre. Rôle tenu un peu plus par l’inspectrice, qui a quand même, avec son tempérament de femme forte, des airs de super héroïne.


Ici, ce thriller prend vite des airs de course pour la vérité et les conclusions sont réellement abouties, surprenantes et bien trouvées ! Et tous les amateurs du genre savent à quel point la fin est capitale ! Attention cependant, l’auteur va relativement loin dans le mysticisme pendant une partie du roman. Ce qui ne sont pas adeptes devraient en avoir conscience. Pour le reste, ce fut une excellente lecture.